Le pas latéral

Sur un terrain, un défenseur qui recule et un ailier qui se replace ne courent pas droit devant : ils se déplacent de côté, face au jeu. C'est un appui que personne ne travaille spontanément, et qui décide pourtant de la plupart des duels.

Schéma de l'exercice : Le pas latéral

Mon Petit Pro

Le pas latéral

Préparer les changements de direction : se déplacer vite sur le côté sans croiser les jambes.

Sur un terrain, un défenseur qui recule et un ailier qui se replace ne courent pas droit devant : ils se déplacent de côté, face au jeu. C'est un appui que personne ne travaille spontanément, et qui décide pourtant de la plupart des duels.

  • Durée6 min
  • JoueursSeul
  • Matériel1 échelle d'agilité Mon Petit Foot

Installation

Déroulez l'échelle et placez-vous sur son côté, épaules perpendiculaires à sa longueur : vous progresserez le long de l'échelle, mais de profil.

Repérez le point de départ et le point d'arrivée. Les allers-retours doivent couvrir exactement la même distance à chaque passage, sinon la comparaison entre les deux côtés ne veut rien dire.

Déroulement

  1. Deux appuis dans chaque case, en pas chassés, en progressant le long de l'échelle.
  2. Les jambes ne se croisent jamais : le pied arrière rejoint le pied avant, puis le pied avant repart.
  3. Trois allers-retours de ce côté, puis trois de l'autre côté pour équilibrer.

Points techniques

  • Le bassin reste bas. Se redresser entre deux appuis annule tout le bénéfice : c'est la position basse qui permet de repartir dans l'autre sens sans temps mort.
  • Les épaules restent face au jeu. Un joueur qui tourne les épaules pour se déplacer perd le ballon des yeux le temps du déplacement. Ici, elles ne bougent pas.
  • Les pieds ne se croisent pas. Croiser est plus rapide sur une longue distance, mais laisse le corps déséquilibré une demi-seconde — exactement le moment où l'attaquant part.
  • Les deux côtés se travaillent à égalité. Tout le monde a un côté fort ; c'est l'autre qui décide en match, parce que c'est celui que l'adversaire finit par trouver.
  • Le dernier appui est le plus important. C'est lui qui prépare le changement de sens. Terminez chaque aller par un appui franc, pas par un ralentissement.

Erreurs fréquentes

  • Les jambes se croisent — ralentissez. La vitesse revient une fois le geste juste ; l'inverse n'arrive jamais.
  • Le buste se redresse au fil des passages — c'est de la fatigue. Réduisez à deux allers-retours plutôt que de continuer en position haute.
  • Un côté est nettement plus propre que l'autre — ce n'est pas un défaut à corriger en une séance. C'est la raison même de faire les deux sens à chaque fois.

Variantes

Plus facile

Un seul appui par case au lieu de deux, en marchant d'abord. Le placement compte plus que la cadence : tant que les jambes se croisent, la vitesse ne sert à rien.

Plus difficile

Ajoutez un demi-tour au milieu, décidé avant de partir : trois cases dans un sens, demi-tour, trois cases dans l'autre. C'est le demi-tour qui devient l'exercice.

Le challenge

Comptez le nombre d'allers-retours complets en trente secondes, sans croiser les jambes ni toucher un barreau.

Notez un chiffre pour chaque côté, séparément, avec la date.

Deux chiffres, et pas un seul : c'est l'écart entre les deux qui porte l'information utile. Le jour où il se réduit, le joueur devient imprévisible des deux côtés.

Matériel utilisé

  • 1 échelle d'agilité Mon Petit Foot